Décalage horaire

L’été, quand il est 12h à Paris, il est 13h à Tananarive. L’hiver, c’est 2h en plus : quand il est 12h à Paris, il est 14h à Tananarive. Attention, durant l’hiver austral, le soleil se lève dès 5h30-6h et se couche vraiment tôt, vers 17h30-18h. Et c’est encore pire en descendant vers le sud !

Électricité

Le courant utilisé est du 220 V et les prises sont les mêmes qu’en France.
Les grandes villes connaissent régulièrement des dysfonctionnements dans l’approvisionnement en électricité : la Jirama (société d’État) coupe souvent plusieurs heures par jour dans les zones non prioritaires… Certains établissements y suppléent par leur propre groupe électrogène, et les panneaux solaires commencent à s’étendre.
Ne pas oublier les lampes de poche (avec dynamo, plus pratique !). Dans certaines régions très isolées, il n’y a parfois pas d’électricité du tout. Le soir, c’est bougie ou lampe à pétrole.

Langue

La langue malgache fait partie de la famille des langues malayo-polynésiennes, comme l’indonésien, dont elle est issue. Néanmoins, elle a intégré des influences bantoues, arabes et européennes.
À Madagascar, vous n’aurez pas de mal à vous faire comprendre : on parle le français dans toute l’île. Ce qui ne signifie pas pour autant que tout le monde parle le français, loin de là. Cela dépend de l’endroit où l’on se trouve (ville ou campagne), mais aussi de la génération de votre interlocuteur. Environ 4/5e de la population ne parle pas le français.

La « malgachisation » de l’enseignement a commencé un peu avant le premier avènement de Ratsiraka en 1975. Une malgachisation avait été réclamée par les étudiants lors des événements de 1972.
Sous le règne de Marc Ravalomanana, l’anglais fut déclaré langue officielle en 2007, avant que le français ne reprenne le dessus avec l’arrivée de d’Andry Rajoelina.
Depuis 2010, Madagascar ne compte plus que deux langues officielles : le malgache et le français. Quand les langues sont aussi une question de géopolitique et de gros sous…

Détail amusant : pour faire face à la modernité, la langue malgache a dû emprunter des mots français comme bisikileta pour « bicyclette » ou elekitirisite pour « électricité » !

Poste

Le courrier est généralement lent entre Madagascar et l’Europe, et assez peu fiable. Éviter les bureaux de poste des toutes petites localités. Timbres décollés, cartes postales oubliées ou dérobées sont légion… Au retour, malheureusement, les colis à destination des amis rencontrés pendant le séjour n’arrivent pas souvent intacts (mieux vaut les faire passer par des candidats au voyage sur place ou par un réseau malgache en France).

Téléphone et Internet

Téléphone

– De la France vers Madagascar : 00 + 261 + 20 + le numéro de votre correspondant comportant l’indicatif régional. Pour joindre un portable, 00 + 261 + le numéro du portable sans le 0 devant.
– De Madagascar vers la France : 00 + 33 + le numéro de votre correspondant à 9 chiffres (le numéro à 10 chiffres sans le 0). Pour passer par un opérateur, composer le 10.

Il est encore difficile de joindre certaines localités, mais cela s’arrange. Les liaisons téléphoniques ont en effet connu un fort développement grâce à la téléphonie mobile, que se partagent 3 sociétés : Orange (032), Airtel (033) et Telma Mobile (034). Les lignes fixes, gérées par Telecom Malagasy, dit Telma(020) sont peu à peu délaissées par les utilisateurs.

À noter qu’il existe un indicatif téléphonique pour chaque zone de Madagascar.
Attention, votre téléphone doit être au préalable « désimlocké », mais on peut aussi en acheter pas cher (voir plus loin).

Le téléphone portable en voyage

– Activer l’option « international » : elle est en général activée par défaut.

– Le « roaming » ou itinérance : c’est un système d’accords internationaux entre opérateurs. Concrètement, cela signifie que lorsque vous arrivez dans un pays, le nouveau réseau s’affiche automatiquement.

– Acheter une carte SIM/puce sur place : c’est une option très avantageuse. On peut acheter un téléphone dans n’importe quelle ville. En fait, on en trouve partout. Compter environ 30 000 à 40 000 Ar pour l’achat d’un téléphone et la carte SIM (avec un peu de crédit dessus). Puis on achète des recharges au fur et à mesure chez de nombreux commerçants et partout dans des kiosques de rue composés d’une simple table et d’un parasol.
Si vous gardez votre téléphone, avant de signer le contrat et de payer, essayez donc, si possible, la carte SIM du vendeur dans votre téléphone – préalablement débloqué – afin de vérifier si celui-ci est compatible. Attention, ne pas acheter les téléphones les plus bas de gamme. Ils sont réputés pour dégager les ondes les plus puissantes !
On vous attribue alors un numéro de téléphone local et un petit crédit de communication. C’est toujours plus pratique pour trouver son chemin et bien moins cher que si vous appeliez avec votre carte SIM personnelle.
Les communications sont bon marché… à condition de téléphoner à un interlocuteur qui possède le même opérateur ! Sinon, mieux vaut privilégier Telma Mobile qui propose des tarifs avantageux vers les autres opérateurs et les fixes.

– Se brancher sur les réseaux wifi est le meilleur moyen de se connecter au Web gratuitement ou à moindre coût. De plus en plus d’hôtels, restos et bars disposent d’un réseau, payant ou non.
Dans les hôtels de gamme moyenne ou supérieure le wifi peut rame et n’est fréquemment disponible qu’à l’accueil ou dans les parties communes.

Monnaie
La monnaie nationale est jusqu’en Novembre 2004 le Franc Malgache (Fmg en abréviation) et l’Ariary sera la future appellation de l’unité monétaire malgache. Malgré son origine, il n’y a plus de parité avec le Franc Français puisque Madagascar ne fait plus partie de la zone “Franc CFA” depuis le début des années 70. Le Franc Malgache est une monnaie “non convertible”. Il est donc conseillé de changer les sommes, au fur et à mesure des besoins.

Circulez sur place

En avion
Le réseau intérieur est assuré par Air Madagascar. La compagnie dessert plus de 50 villes et villages, soit en petit charter, soit en Boeing. Toutes les destinations ne sont pas desservies avec la même fréquence. La compagnie enregistre de nombreux retard.

En train
3 lignes au départ d’Antananarivo. Vers Antsirabé, Toamasina et le lac Alaotra. 1 ligne au départ de Fianarantsoa vers Manakara.
Insolite : un train “touristique” a été aménagé d’Antananarivo vers Toamasina. Le trajet s’effectue dans une micheline datant de 1932.

En voiture
Au départ d’Antananarivo, 3 routes sont asphaltées : vers Mahajanga, Toamasina, Toliara. Le reste de l’île est sillonné de pistes, de terre ou de sable, très souvent défoncées par les camions. Un véhicule 4X4 est indispensable, surtout à la saison des pluies. Un chauffeur est conseillé. La location sans chauffeur est possible à partir de 23 ans à condition d’avoir obtenu son permis depuis plus d’un an.

En taxi
Ils pratiquent des tarifs abordables, d’ 1 à 2 € pour une course dans Antananarivo. Par prudence, vérifier l’état du véhicule avant de s’éloigner des villes et s’assurer du tarif.

En taxi-brousse
Les taxis-brousse (25 places) et taxis-be (9 places) assurent de nombreuses liaisons. Prix raisonnables. Vitesse moyenne : 50 km/h.